L’EVERGREEN 2016

, par  Jean-Louis G. , popularité : 69%

L’Evergreen n’est pas un nouveau produit pour la pelouse mais bel et bien un triathlon !
il y a 3 distances :
un M appelé "58" ==> 1,5km de natation, 40km de vélo, 12,5km de course à pieds (trail +)
un L appelé "118" ==> 2km de natation, 95km de vélo, 21km de course à pieds (trail++)
un XXL appelé "228" ==> 4km de natation, 181km de vélo, 43km de course à pieds (trail +++)

3 YPRL étaient sur le 118 (tous finishers) et 2 autres sur le 228 (1 finisher)

une belle performance de nos triathlètes qui nous ont raconté leur exploit avec émotion et fierté !

CR DE JULIEN :

Arrivée à Chamonix vendredi un peu avant 11h pour le briefing d’avant course. Que de bonnes nouvelles, les sacs sont un peu petit ils s’en excusent...effectivement c’est des sacs pour mettre une paire de pompe à la base... Changement sur le vélo, on sera obligé de mettre pied à terre et pousser le vélo sur un chemin de terre.... On y reviendra mais ils nous ont laissé une belle surprise à cet endroit là. A part ça tout va bien, la pression monte, Patrick me prouve que les sacs sont assez grand en bourrant toutes mes affaires dedans (on passe sur le trou au fond du sac et la déchirure au moment de la fermeture, mais sinon ça rentre Patrick ^^).
Récupération des dossards. Nous voilà prêt pour demain. Repas du midi tous ensemble dans la bonne humeur et retour à Montriond. Balade près du lac, repérage du départ et du parcours aquatique. Repas du soir ensemble et "dodo".
Réveil à 4h50 :
Thomas :"Ça va ? Bien dormi ?"
Julien : "Non quasiment pas...et toi ?"
Thomas : "Pareil"
Après un petit déj très dur à avaler c’est parti. On s’équipe et direction le lac alors que le jour ne s’est toujours pas levé, la pression monte, l’estomac se resserre, il faut vite que ça commence maintenant.

6h50, départ du 228...ils sont fou de se lancer là-dedans !
7h, c’est le moment pour nous !!! Un dernier regard vers mes comparses à proximité (Adrien et Thomas) une tape dans les mains, quelques encouragements bienvenus et c’est parti on se jette à l’eau.
L’eau est vraiment bonne (18°C) pas de souffle coupé à l’impact. Et c’est parti pour 2km. Tout se passe pour le mieux, eau claire, soleil qui se lève, on a de l’espace pour nager...quelques plantes aquatiques qui s’invitent avec moi de temps à autre. 40 minutes plus tard me voilà sortie (en passant entre les deux bouées), ça râle dur autour de moi beaucoup n’ont pas respecté la fin du parcours coupant d’une centaine de mètres.
Direction la tente pour le changement, je suis en pleine forme et ça me rassure pour la suite. Thomas arrive quelques minutes après suivi de près par Adrien qui m’épate vraiment.
Je finis de me changer tranquillement en attendant Adrien et on est parti pour 100Km de vélo.
Ça commence tranquille, en descente, on papote un peu et après c’est parti pour le 1er cols. Les jambes chauffent, on papote toujours mais ça transpire déjà. On se fait réprimander par les arbitres (3 fois de suite) parce qu’on roule ensemble cote à cote. avec les couleurs du club on passe pas inaperçue... Du coup on laisse un peu d’espace entre nous de peur d’être disqualifié ou de prendre des pénalités.
Le 1er cols se termine enfin et je vois Adrien partir comme une fusée dans la descente, pointes à presque 70, je me fait dessus mais lui colle aux basques. Je ne suis pas à l’aise à ces vitesses et j’use la gomme de mes freins dans les virages.
Deux mecs du 228 nous doublent comme des malades en coupant sur la voie de gauche malgré la circulation...certains aiment le risque.
Pause pipi je ne tiens plus et je perds Adrien sur le second cols mais continue mon bout de chemin. Je retrouve Adrien au ravito suivant qui m’attend. On est reparti, seconde pause pipi je le perd à nouveau, une vrai mémère. Pour sublimer le tout je déraille et me pourri les mains avec ma chaine.
Dernier ravito je le retrouve à nouveau. Il m’aura attendu l’Adrien !
On termine ensemble le dernier cols. 86éme km, on pose pied à terre pour s’engager sur le chemin de terre annoncé au briefing. SURPRISE ! Je crois que l’organisateur avait oublié de préciser que le chemin était à 10%, petit avant gout du trail en chaussure de vélo. J’aime !
On termine dans la bonne humeur sans se cramer avec le dernier cols qui passe nickel. Pour bien finir je déraille une seconde fois peu de temps avant la fin, ça m’énerve comme il faut. Quelle joie de rentrer dans Chamonix et de savoir le vélo derrière nous ! 4h50 pour faire 100km avec le dénivelé, quelle fierté pour moi et les jambes présentes pour la suite, l’entrainement à payé !
On se change, on enfile les chaussures, on ne met pas de crème solaire (et je le regretterai le soir même) et nous voilà partie pour 24km de montées, de montées, de montées et pour changer de montées. A croire que ça ne s’arrêterait jamais. Mention spéciale à mon compagnon de course qui a supporté mes râleries à chaque fois que je voyais une nouvelle montée pointer le bout de son nez. Les bâtons sont une bénédiction et j’en abuse allégrement pour préserver mes jambes.
Je n’avais pas trop idée de ce que représentait 1500m de dénivelé sur 24km, c’est chose faite : Une Horreur mais on garde le sourire, je l’avoue surtout quand on voit les photographes. Surtout qu’à faire la course ensemble avec des couleurs aussi flashi (petit ajout perso, des brassières bleu électriques et Adrien je lui laisse vous compter lui-même la sienne) on a été repéré par les photographes, on nous a appelé le petit couple tout le long de la course :s
Des paysages sublimes, un temps incroyable, une très bonne ambiance avec des ravitos supers. Surtout le ravito en haut d’une grosse montée tenue par un monsieur super, tartes, jus de fruits pressés, ambiance musicale, au top quoi. Mais les tartes au chèvre, au reblochon, mon estomac me l’a vite fait comprendre, c’est non. J’ai galéré pendant un moment avant de commencer à digérer tout ça.
Après de longues heures d’efforts dans les hauteurs, c’est parti pour la descente de 6-7km casse genou. On part en courant, il y a encore de l’énergie dans les jambes. Ca crampe un peu chez Adrien donc on met le hola. pause pipi (la 4éme de l’épreuve) on boit on s’alimente et on repart. C’est dur, ça cogne, je trébuche, les jambes se lèvent de moins en moins haut. On plaisante pour tromper la fatigue et ça fonctionne.
Chamonix se rapproche tout doucement et l’on voit enfin le bitume à quelques mètres de nous, ça y est on est redescendu ! Plus qu’une centaine de mètres pour atteindre l’arrivée. La joie monte en moi, on trouve la force de courir encore un peu jusqu’à l’arrivée. Les YPRL nous attendent et nous acclament, main dans la main on passe la ligne d’arrivée ensemble, le chrono sera formel on fini avec le même temps et ça c’est bien ! Accolades, photos, sourires, soulagement et bonheur immense. On l’a fait bordel. 10h47 de folie !

Merci à tous pour vos messages d’encouragements et votre suivi sur la course. Merci à Patrick de m’avoir embarqué dans ce paris un peu fou.

C’était vraiment incroyable. J’ai un peu l’impression de l’avoir rêvé maintenant que c’est fini, mais heureusement mon corps est là pour me rappeler que ça c’est passé (quelques courbatures j’avoue).

A bientôt pour de nouvelles aventures.

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CR EVERGREEN ADRIEN
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CR EVERGREEN FRED